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Mars - 2006
A
LA UNE DE CETTE LETTRE
| De la maternité
choi sie à l’immigration choisie |
Le « droit » au choix : un concept à risques.
Depuis
la revendication par les féministes d'un « maternité
choisie », le concept de communauté humaine "choisie"
a progressé. On sera passé - non sans logique- d'un "enfant
quand je veux, comme je veux" à "une immigration
quand je veux, comme je veux".
Vers une « dépénalisation » de tous nos vieux démons
Nous
le redoutions déjà au mois de novembre
2000 en constatant que l'aggravation de notre législation
fœtophobe risquait d'offrir un prétexte inespéré à nos vieux
démons :
- racisme : n'invoquera-t-il pas demain la perquisition moléculaire
du "dépistage" prénatal et la sélection préimplantatoire
des embryons comme "premiers acquis" (domestiques)
d'une purification
ethnique
(institutionnelle) ? Les porteurs d'un X fragile, d'une
trisomie, tout comme les sujets aux cheveux blonds, aux
yeux bleus, à la peau noire, ne sont-ils pas autant de
sujets partageant certains traits génétiques communs ?
Ne constituent-ils pas autant de communautés génétiques
dont les caractères n'affectent en rien leur humanité
et, partant, leur intangible dignité d'êtres humains ?
- eugénisme : le DPI ne vise-t-il pas à "éviter les naissances
de qualité inférieure [et, à terme, à] élever le niveau
de l'ensemble de la population" selon l'expression
de l'agence Chine Nouvelle citée en 1994, à propos d'une
législation baptisée "eugénisme et protection de
la santé", par Libération (le 4 janvier), Le Figaro
(9 janvier) et par la revue Nature (n°6458 du 6 janvier)
?
- discrimination à l'embauche : n'est-elle pas un prolongement
logique de la sélection embryonnaire ?
- armement chimique ou biologique : les pilules abortives ne reposent-elles
pas sur le même principe ?
- refus de soins : n'est-il pas une des raisons d'être de l'avortement
dit "thérapeutique" ?
- esclavage : n'en déplaise à l'article 4 de la Déclaration Universelle,
l'utilisation d'embryons comme cobayes humains dont le
Parlement européen a même admis le financement par les
Etats membres "dans certaines conditions" n'est-elle
pas un premier pas vers son rétablissement aux dépens
d'autres exclus de nos sociétés ?
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